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Introduction
Rattaché à l' Administration des services techniques (ADST), le Service hydrogéologique a pour mission de traiter les problèmes techniques en liaison avec l'alimentation, l'épuration et le contrôle des eaux sur les deux sites de l'Université, de résoudre tout problème lié à la production et à la distribution de l'eau conformément à des directives précises.
Le Service comprend trois personnes qui travaillent dans l'environnement physique du Département des Sciences du milieu et de l'aménagement du territoire (AGRO/MILA).

Dès l'implantation de l'UCL sur le plateau de Lauzelle, les gestionnaires et les scientifiques de l'université comprirent la nécessité de posséder un propre réseau de captage et de distribution d'eau pour répondre au besoin croissant des facultés des sciences exactes ainsi qu'aux prévisions de l'ascension des prix.
Depuis l'UCL a fait procéder aux forages de 4 puits sur le site de Louvan-la-Neuve, lui permettant d'approvisionner les bâtiments de sciences exactes, à savoir Sciences1-Cyclotron, Vinci, Maxwell, Stevin, Réaumur, Auditoires Sainte Barbe, Lavoisier, Van Helmont, Mercator, Claude Bernard, Carnoy, Auditoires Croix du Sud, Boltzman, De Serres, Mendel, Kellner, Pierre et Marie Curie, Parc Météo, Marcel Huet, Pythagore. Mais l'université achète également de l'eau à l'Intercommunale des Eaux du Centre du Brabant Wallon pour subvenir lors des grosses demandes, et pour distribuer dans les autres bâtiments universitaires ainsi que dans tous les points d'eau potable en sciences exactes. Ses installations permettent le prélèvement annuelle d'environs 500.000 mètres cubes d'eau, ce qui représente de sérieuses économies.
L'aquifère situé dans les sables bruxelliens et landeniens à une profondeur de 20 à 50 mètres s'avère très sensible aux conditions d'occupation du territoire en surface, et surtout lorsque la couche limoneuse superficielle protectrice est faible voir inexistante. C'est ainsi que les nitrates sont et resteront une préoccupation des gestionnaires mais depuis 1993 la présence d'herbicides représente un problème beaucoup plus grave puisqu'elle a amené l'université à déclarer l'eau qu'elle distribuait dans ses laboratoires de sciences exactes, non potable. Mais depuis la mi juin 2000, et suite au placement de deux cuves de filtration sur charbon actif en grain dont leur rôle est d'éliminer les herbicides, l'université peut à nouveau distribuer de l'eau potable dans tous ses laboratoires sauf dans l'unité de pisciculture (bâtiments Marcel Huet).
Si pendant longtemps l'homme a cru que l'eau était un banal dont du ciel et de la terre, qu'il suffisait de mettre en réserve et de distribuer en fonction de la demande, actuellement on se rend compte que les activités humaines peuvent menacer dangereusement la qualité de l'eau, et progressivement nous réalisons qu'elle représente une richesse inestimable qu'il faut absolument préserver de toutes contaminations.
Le besoin de maintenir l'eau de distribution à une qualité conforme aux normes de la potabilité nécessite des techniques de plus en plus élaborées et malheureusement de plus en plus onéreuses, se qui se répercute bien sur par une augmentation du prix de l'eau . Ceci doit mener à une prise de conscience de la valeur de l'eau chez chaque individu, en réduisant les gaspillages mais également en respectant l'environnement.
Le rôle du service hydrogéologique est donc multiple : ils doit gérer l'aspect technique du captage et de la distribution, assurer une hygiène convenable de son eau, veuillez à une bonne occupation du sol dans les zones de protections de ses captages, respecter les obligations légales de surveillance de la nappe souterraine et de production d'eau. D'autre part, si les informations acquises permettent d'accomplir ces activités, ils permettent également aux scientifiques via la base de donnée Hydrobase d'effectuer de multiples recherches, et notamment d'évaluer l'impact de l'homme par l'agriculture et l'urbanisation sur l'aquifère.
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